Née en 2003 d’un fork du logiciel b2/cafelog, WordPress est aujourd’hui le CMS le plus utilisé au monde, propulsant plus de 66 millions de sites. Mais comment est-on passé d’une simple plateforme de blogs à un écosystème mondial ? Cet article retrace toute l’histoire de WordPress, des premières versions balbutiantes jusqu’aux grandes révolutions que sont l’introduction des plugins, l’éditeur de texte ou encore la gestion multisite — et vous montre comment, en 23 ans, WordPress a redéfini la façon dont le web est construit.
Pas le temps ? Faites-le analyser par l'IA
Le 24 janvier 2003, un étudiant de 19 ans à Houston publie un billet de blog. Il veut forker b2/cafelog, un outil de blog développé deux ans plus tôt par un développeur français installé en Corse, Michel Valdrighi. Le lendemain, un développeur britannique nommé Mike Little répond : "If you’re serious about forking b2, I would be interested in contributing."
Quatre mois plus tard, WordPress 0.70 sort. Vingt-trois ans après, ce fork propulse 42,8% de tous les sites web de la planète. Pas 42,8% des blogs. 42,8% de TOUT le web.
Voici l’histoire complète de WordPress — du code d’un passionné corse à un logiciel qui fait tourner près d’un site sur deux dans le monde. Une histoire que je suis de près depuis mes débuts sur le web en 1991, et que je vis au quotidien depuis la création de WPFormation.
Avant WordPress — b2/cafelog et la genèse (2001-2003)
WordPress n’est pas sorti de nulle part. Son histoire commence en 2001, quand Michel Valdrighi, développeur français, crée b2/cafelog. Un outil de blog open source en PHP et MySQL, pensé comme une alternative à Blogger et Greymatter. Simple, efficace, utilisé par environ 2 000 personnes.
Puis fin 2002, Valdrighi disparaît. Plus de mises à jour, plus de nouvelles. Le projet stagne.
C’est là qu’intervient Matt Mullenweg. Étudiant à Houston, passionné de jazz et de photographie, il utilise b2 pour son blog personnel. Face à l’abandon du projet, il propose de le forker — c’est-à-dire de repartir du code existant pour créer quelque chose de nouveau. Mike Little, développeur à Birmingham, lève la main le premier.
Le 27 mai 2003, WordPress 0.70 voit le jour. Le nom "WordPress" a été suggéré par Christine Selleck Tremoulet, une amie de Matt. L’interface est spartiate, les fonctionnalités minimales, mais la base est solide : PHP, MySQL, et surtout une licence open source (GPLv2) qui va tout changer.
À noter : b2 n’a pas totalement disparu. Un autre fork, b2evolution, a vu le jour en parallèle et existe encore aujourd’hui. Mais c’est WordPress qui a décollé.

Les premières versions — De WordPress 1.0 à 2.0 (2004-2005)
Dès janvier 2004, WordPress 1.0 "Miles Davis" inaugure une tradition qui perdure encore : chaque version majeure porte le nom d’un musicien de jazz. Cette première release introduit les URLs SEO-friendly — un détail technique qui va donner à WordPress un avantage compétitif dès le départ sur le référencement naturel.
Mais c’est en mai 2004, avec WordPress 1.2 "Mingus", que tout bascule. Cette version introduit l’architecture de plugins. Concrètement, n’importe quel développeur peut désormais étendre WordPress sans toucher au code source. C’est LE tournant. Sans les plugins, WordPress serait resté un outil de blog parmi d’autres. Avec eux, il devient une plateforme extensible à l’infini.

Février 2005 : WordPress 1.5 "Strayhorn" apporte les pages statiques et le système de thèmes avec le légendaire thème Kubrick. WordPress n’est plus seulement un outil de blog — on peut maintenant créer de vraies pages de contenu et personnaliser l’apparence sans toucher au code. Ce système de thèmes permet aussi de créer des thèmes enfants pour personnaliser sans perdre les mises à jour. 250 000 blogs et 150 000 téléchargements. La machine est lancée.
L’année 2005 est charnière à un autre titre. En août, Matt Mullenweg fonde Automattic, la société qui va commercialiser les services autour de WordPress. En novembre, WordPress.com ouvre ses portes — une version hébergée du logiciel, accessible sans connaissances techniques. Deux écosystèmes distincts naissent : WordPress.org (le logiciel libre) et WordPress.com (le service géré).
En décembre 2005, WordPress 2.0 "Duke Ellington" débarque avec l’éditeur visuel WYSIWYG (TinyMCE), l’upload d’images et une interface d’administration modernisée. Pour la première fois, on peut écrire du contenu WordPress sans toucher au HTML.

La montée en puissance (2006-2009)
En août 2006, le premier WordCamp se tient à San Francisco. Plus de 500 participants pour une journée. J’y étais pas — c’était loin, cher, et je ne mesurais pas encore l’ampleur du phénomène. Aujourd’hui, les WordCamps réunissent des dizaines de milliers de personnes sur six continents. J’ai eu la chance d’intervenir comme speaker à Paris en 2015, Marseille en 2017, Lyon en 2022 et Montpellier en 2023.
2007 voit défiler trois versions. WordPress 2.1 "Ella" apporte la sauvegarde automatique et le correcteur orthographique. 2.2 "Getz" introduit les widgets — ces petits blocs qu’on glisse dans la sidebar. 2.3 "Dexter" ajoute les tags et les notifications de mise à jour.
2008, c’est la rupture visuelle. WordPress 2.5, redessiné par le studio Happy Cog, transforme l’interface d’administration de fond en comble. Les shortcodes arrivent. En décembre, WordPress 2.7 "Coltrane" introduit l’installation de plugins en un clic et les mises à jour automatiques. C’est aussi l’année de la première application mobile WordPress pour iPhone.

En 2009, WordPress 2.8 "Baker" améliore le gestionnaire de thèmes, et 2.9 "Carmen" introduit la corbeille, les miniatures d’images et l’intégration oEmbed. WordPress n’est plus un simple outil de blog. C’est déjà un petit CMS.
WordPress devient un CMS à part entière (2010-2014)
Le 17 juin 2010, WordPress 3.0 "Thelonious" marque un tournant historique. Développée en six mois par 218 contributeurs, cette version transforme WordPress en véritable CMS avec trois apports majeurs :
- Custom Post Types : on peut créer n’importe quel type de contenu (portfolios, produits, événements…)
- Multisite : un seul WordPress pour gérer plusieurs sites
- Menus personnalisés : navigation enfin flexible
La structure d’un site WordPress prend alors une tout autre dimension. On ne parle plus seulement de billets et de pages — WordPress gère des contenus sur mesure.
Cette même année, la WordPress Foundation voit le jour. Matt Mullenweg lui transfère la marque WordPress pour protéger le projet de toute appropriation commerciale. Un geste qui prendra toute sa dimension… quinze ans plus tard.

Les versions suivantes enfoncent le clou. WordPress 3.4 (2012) apporte le Theme Customizer pour personnaliser son site en direct. 3.5 "Elvin" refond le gestionnaire de médias. 3.7 "Basie" (2013) introduit les mises à jour de sécurité automatiques en arrière-plan — un changement discret mais qui a probablement sauvé des millions de sites de piratage. Et 3.8 "Parker" offre un design d’administration flat et responsive qui reste la base de ce qu’on utilise encore en 2026.
En 2014, WordPress 4.0 "Benny" et 4.1 "Dinah" polissent l’expérience : meilleure exploration des plugins, prévisualisation oEmbed enrichie, installation de langues simplifiée. Le CMS devient accessible dans le monde entier. WooCommerce (racheté par Automattic en 2015) transforme des milliers de sites WordPress en boutiques en ligne. Le e-commerce sous WordPress explose.
Un site sur quatre dans le monde (2015-2017)
En novembre 2015, WordPress franchit le cap symbolique de 25% de part de marché du web. Un site sur quatre dans le monde tourne sous WordPress. Le logiciel libre créé douze ans plus tôt par un étudiant de Houston et un développeur de Birmingham domine le web.
Les versions 4.4 à 4.7 (2016-2017) posent les fondations techniques de l’avenir. La REST API intégrée au cœur de WordPress (version 4.7 "Vaughan") ouvre la voie au headless WordPress — cette approche que j’utilise d’ailleurs pour WPFormation aujourd’hui, avec Next.js en frontend et WordPress en backend. Les images deviennent responsives nativement (4.4). Le Customizer gagne en puissance.
Mais le vrai séisme arrive en décembre 2017 au State of the Word. Matt Mullenweg dévoile le projet Gutenberg, un nouvel éditeur par blocs destiné à remplacer l’éditeur classique TinyMCE en place depuis 2005. La communauté est divisée. Beaucoup crient au scandale. J’étais sceptique au début. Avec le recul, il avait raison — mais ça a pris du temps.
La révolution Gutenberg (2018-2021)
Le 6 décembre 2018, WordPress 5.0 "Bebo" lance officiellement l’éditeur Gutenberg. L’ancien éditeur TinyMCE, fidèle compagnon depuis 13 ans, passe à la trappe. Ou presque : le plugin Classic Editor est mis à disposition pour les réfractaires. Il sera téléchargé des millions de fois.
Le lancement est chaotique. Des plugins cassent. Des thèmes ne sont pas compatibles. Des utilisateurs sont perdus. Mais la vision de Mullenweg est claire : WordPress doit passer du statut de CMS à celui de plateforme de création complète. Pour ça, il faut repenser l’édition de fond en comble.
Le projet Gutenberg est structuré en quatre phases :
- Phase 1 — Editing (2018) : l’éditeur par blocs — terminée
- Phase 2 — Customization (2019-2023) : le Full Site Editing — terminée
- Phase 3 — Collaboration (2024-2026) : l’édition collaborative en temps réel — en cours
- Phase 4 — Multilingual : le support multilingue natif — à venir
Entre 2019 et 2021, les versions se succèdent à bon rythme. WordPress 5.2 introduit le Site Health (un tableau de bord santé du site). 5.5 "Eckstine" (2020) apporte le lazy loading natif des images — une avancée simple mais qui améliore les performances de millions de sites d’un coup. Les mises à jour automatiques s’étendent aux plugins et aux thèmes.
En juillet 2021, WordPress 5.8 "Tatum" amorce la Phase 2 avec les premiers éléments de Full Site Editing : éditeur de templates, widgets par blocs, et le fichier theme.json pour les styles globaux. Puis en janvier 2022, WordPress 5.9 "Joséphine" officialise le FSE avec le Site Editor, les block themes et la navigation par blocs.
Gutenberg divise toujours en 2022. Mais les performances s’améliorent, l’éditeur gagne en stabilité, et les thèmes par blocs commencent à offrir une flexibilité qu’aucun page builder n’égale en termes de légèreté. Mon avis ? Gutenberg + Spectra, ça fait tout mieux, plus vite, plus léger qu’Elementor ou Divi.
Full Site Editing et crise de gouvernance (2022-2024)
Entre 2022 et 2024, WordPress sort sept versions majeures (6.0 à 6.7). Le rythme est soutenu : trois releases par an comme un métronome.
La maturité du Site Editor
WordPress 6.2 "Dolphy" (mars 2023) sort le Site Editor de beta. 6.3 "Lionel Hampton" (août 2023) apporte la Command Palette (un lanceur de commandes rapide), la gestion de patterns, et 170 améliorations de performance. 6.4 "Shirley Horn" (novembre 2023) introduit le thème Twenty Twenty-Four et la lightbox native pour les images.
En 2024, trois releases se succèdent. WordPress 6.5 "Regina Carter" (avril) apporte la Font Library pour gérer les polices sans code, l’Interactivity API pour les interactions frontend, et double la vitesse de chargement de l’éditeur par rapport à la 6.4. 6.6 "Dorsey" (juillet) introduit le rollback automatique des plugins — si une mise à jour casse quelque chose, WordPress revient en arrière tout seul. Et 6.7 "Rollins" (novembre) livre le thème Twenty Twenty-Five et le mode Zoom Out pour travailler sur les patterns à plus grande échelle.
La crise WP Engine
Septembre 2024. WordCamp US à Portland. Matt Mullenweg monte sur scène et qualifie WP Engine — un des plus gros hébergeurs WordPress — de "cancer de WordPress". Il leur reproche de ne pas contribuer suffisamment au projet open source tout en profitant de la marque.
Ce qui suit ressemble à un feuilleton. Lettres d’avocats. Blocage de WP Engine sur WordPress.org — plus d’un million de sites privés de mises à jour. Fork du plugin ACF en "Secure Custom Fields". Départs massifs chez Automattic : 159 employés en octobre 2024, puis 281 licenciements en avril 2025. Josepha Haden Chomphosy, directrice exécutive de WordPress depuis 9 ans, démissionne.
Des contributeurs historiques voient leurs comptes WordPress.org désactivés. Joost de Valk, créateur de Yoast SEO, annonce JKPress — un fork potentiel de WordPress avec une gouvernance collégiale.
Cette crise pose une question de fond : WordPress, c’est un projet communautaire ou le jouet d’un seul homme ? En février 2026, le procès avec jury est programmé pour février 2027. Les bannissements ont été levés. Mais la confiance est écornée.
2025-2026 — Vers WordPress 7.0 et la collaboration en temps réel
Malgré les turbulences, le développement continue. Et bien.
WordPress 6.8 "Cecil Taylor" — Avril 2025
921 contributeurs — un record. Les apports majeurs : le Speculative Loading (préchargement intelligent des pages via la Speculation Rules API, navigation quasi instantanée entre les pages), la migration vers bcrypt pour le hachage des mots de passe (fin du vieillissant phpass), et un Style Book amélioré qui fonctionne enfin avec les thèmes classiques.
WordPress 6.9 "Gene Harris" — Décembre 2025
La dernière version avant la 7.0. Plus de 900 contributeurs, dont 279 nouveaux. Les grandes nouveautés :
- Block Notes : des commentaires directement sur les blocs, avec threads et notifications — la collaboration à la Google Docs, dans WordPress
- Bloc Accordion : contenu pliable/dépliable natif, idéal pour les FAQ
- Abilities API : gestion unifiée des permissions et rôles, compatible MCP pour l’orchestration IA
- CSS on-demand : les styles ne se chargent que pour les blocs effectivement utilisés
- Cron au shutdown : les tâches planifiées ne ralentissent plus le chargement des pages
WordPress 7.0 — 9 avril 2026
Vingt-trois ans après la version 0.70, WordPress atteint la version 7.0. C’est le lancement officiel de la Phase 3 de Gutenberg : la Collaboration.
Ce que WordPress 7.0 apporte :
- Collaboration en temps réel : plusieurs utilisateurs éditent simultanément le même contenu, avec synchronisation en direct et mode hors ligne
- WP AI Client : une API provider-agnostic pour intégrer des modèles d’intelligence artificielle — sans imposer aucun fournisseur par défaut
- Refresh du wp-admin : nouveau color scheme, dashboard modernisé, transitions fluides entre les écrans
- Nouveaux blocs : Icons (SVG), Breadcrumbs, Cover avec fond vidéo, Grid responsive
- CSS par bloc : du CSS personnalisé par instance de bloc individuelle
- Traitement médias côté client : redimensionnement et compression d’images directement dans le navigateur
La bêta 1 est sortie le 19 février 2026, la bêta 2 le 26 février. La version finale est calée sur le WordCamp Asia du 9 avril 2026. Mon pronostic : cette version va réconcilier beaucoup de sceptiques avec Gutenberg, notamment grâce à la collaboration temps réel qui manquait cruellement face à Google Docs ou Notion.
Infographie — L’histoire de WordPress de 2001 à 2026

WordPress en chiffres — 2026
Quelques chiffres pour mesurer l’ampleur du phénomène :
| Donnée | Chiffre |
|---|---|
| Part de marché web total | 42,8% de tous les sites |
| Part de marché CMS | ~61% des sites avec CMS identifié |
| Nombre estimé de sites WordPress | ~488 millions |
| Plugins dans le répertoire officiel | 60 000+ |
| Thèmes gratuits officiels | ~14 000 |
| Concurrent le plus proche | Shopify à 5,2% |
| Adoption de l’éditeur Gutenberg | 60%+ des sites WP |
| WordCamps en 2025 | 81 dans 39 pays |
Sources : W3Techs (février 2026), WordPress.org, Hostinger Statistics.
La tradition jazz : toutes les versions majeures de WordPress
Chaque version majeure de WordPress porte le nom d’un artiste de jazz — une tradition instaurée par Matt Mullenweg dès WordPress 1.0 en 2004. Voici la liste complète :
| Version | Date | Musicien jazz | Nouveauté phare |
|---|---|---|---|
| 0.70 | Mai 2003 | — | Première version |
| 1.0 | Janvier 2004 | Miles Davis | URLs SEO-friendly |
| 1.2 | Mai 2004 | Charles Mingus | Architecture de plugins |
| 1.5 | Février 2005 | Billy Strayhorn | Pages statiques + thèmes |
| 2.0 | Décembre 2005 | Duke Ellington | Éditeur WYSIWYG |
| 2.1 | Janvier 2007 | Ella Fitzgerald | Autosave |
| 2.2 | Mai 2007 | Stan Getz | Widgets |
| 2.3 | Septembre 2007 | Dexter Gordon | Tags natifs |
| 2.5 | Mars 2008 | Michael Brecker | Redesign admin + shortcodes |
| 2.7 | Décembre 2008 | John Coltrane | Install plugins en 1 clic |
| 2.8 | Juin 2009 | Chet Baker | Gestionnaire de thèmes |
| 2.9 | Décembre 2009 | Carmen McRae | Corbeille + oEmbed |
| 3.0 | Juin 2010 | Thelonious Monk | Custom Post Types + Multisite |
| 3.5 | Décembre 2012 | Elvin Jones | Nouveau gestionnaire de médias |
| 3.7 | Octobre 2013 | Count Basie | Mises à jour auto sécurité |
| 3.8 | Décembre 2013 | Charlie Parker | Admin flat + responsive |
| 4.0 | Septembre 2014 | Benny Goodman | Exploration plugins améliorée |
| 4.7 | Décembre 2016 | Sarah Vaughan | REST API dans le core |
| 5.0 | Décembre 2018 | Bebo Valdés | Éditeur Gutenberg |
| 5.5 | Août 2020 | Billy Eckstine | Lazy loading natif |
| 5.9 | Janvier 2022 | Joséphine Baker | Full Site Editing officiel |
| 6.3 | Août 2023 | Lionel Hampton | Command Palette |
| 6.5 | Avril 2024 | Regina Carter | Font Library + Interactivity API |
| 6.7 | Novembre 2024 | Sonny Rollins | Twenty Twenty-Five + Zoom Out |
| 6.8 | Avril 2025 | Cecil Taylor | Speculative Loading + bcrypt |
| 6.9 | Décembre 2025 | Gene Harris | Block Notes + Accordion |
| 7.0 | Avril 2026 | À révéler | Collaboration temps réel + IA |
FAQ — Questions fréquentes sur l’histoire de WordPress
Qui a créé WordPress ?
WordPress a été créé par Matt Mullenweg et Mike Little en 2003, à partir d’un fork de b2/cafelog, un logiciel de blog développé par le Français Michel Valdrighi en 2001. Mullenweg avait 19 ans à l’époque. Il a ensuite fondé Automattic en 2005 pour développer l’écosystème commercial autour de WordPress.
Quand WordPress a-t-il été créé ?
La première version de WordPress (0.70) est sortie le 27 mai 2003. La première version majeure, WordPress 1.0 "Miles Davis", est arrivée en janvier 2004.
Pourquoi les versions de WordPress portent des noms de jazz ?
Matt Mullenweg est un passionné de jazz — il jouait du saxophone amateur (d’où son surnom "saxmatt"). Depuis WordPress 1.0 "Miles Davis" en 2004, chaque version majeure porte le nom d’un musicien de jazz. Cette tradition n’a jamais été interrompue en 23 ans.
Quelle est la part de marché de WordPress en 2026 ?
En février 2026, WordPress propulse 42,8% de tous les sites web dans le monde selon W3Techs, soit environ 61% des sites utilisant un CMS identifié. Son concurrent le plus proche, Shopify, est à 5,2%. WordPress est environ 9 fois plus utilisé que le deuxième CMS mondial.
Quelle est la différence entre WordPress.org et WordPress.com ?
WordPress.org est le logiciel open source gratuit, que vous installez sur votre propre hébergement. Vous avez un contrôle total : plugins, thèmes, code, base de données. WordPress.com est un service d’hébergement géré par Automattic, avec différents plans payants et des restrictions selon le plan choisi. Pour un usage professionnel, WordPress.org est presque toujours le bon choix — consultez notre guide sur le coût d’un site WordPress pour comparer.
Qu’est-ce que Gutenberg dans WordPress ?
Gutenberg est l’éditeur par blocs de WordPress, lancé avec WordPress 5.0 en décembre 2018. Il remplace l’ancien éditeur classique TinyMCE. Chaque élément de contenu (paragraphe, image, titre, bouton…) est un "bloc" manipulable individuellement. Le projet comprend quatre phases : l’édition par blocs (terminée), le Full Site Editing (terminé), la collaboration temps réel (WordPress 7.0, avril 2026), et le multilingue natif (à venir). Notre guide complet Gutenberg détaille toutes les fonctionnalités.
Quelles sont les nouveautés de WordPress 7.0 ?
WordPress 7.0, prévu le 9 avril 2026, lance la Phase 3 de Gutenberg (Collaboration). Les principales nouveautés : collaboration en temps réel (édition simultanée par plusieurs utilisateurs), WP AI Client (API d’intégration IA provider-agnostic), refresh du wp-admin (nouveau design), et de nouveaux blocs (Icons SVG, Breadcrumbs, Grid responsive). C’est aussi la première version à intégrer nativement le traitement d’images côté navigateur.
Et après ?
En 23 ans, WordPress est passé d’un fork de blog à une plateforme qui propulse près d’un site sur deux dans le monde. Le chemin n’a pas été linéaire. Il y a eu des controverses (Gutenberg au lancement), des crises (WP Engine), des départs douloureux. Mais le logiciel continue d’avancer.
La Phase 4 de Gutenberg — le multilingue natif — est la prochaine frontière. Si WordPress intègre la traduction dans son cœur, les plugins comme WPML ou Polylang pourraient devenir obsolètes. C’est un chantier titanesque, mais si quelqu’un peut le mener, c’est bien cette communauté de 900+ contributeurs.
Une chose est sûre : le gamin de Houston qui voulait forker un outil de blog en 2003 a changé le web. Et le développeur corse qui avait créé b2/cafelog deux ans plus tôt ne se doutait probablement pas que son code servirait de fondation à 488 millions de sites.
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