WordPress propose un outil natif d’export/import au format WXR (XML). Pour les migrations depuis d’autres plateformes, des plugins comme WP All Import ou Import WP gèrent les fichiers CSV, XML et Excel. L’import ne remplace pas une migration complète — il transfère le contenu, pas les réglages ni les plugins.
Pas le temps ? Faites-le analyser par l'IA
Refonte de site, changement de CMS, fusion de deux WordPress : l’importation de contenu est une opération courante. Mais entre l’outil natif, WP-CLI et les plugins spécialisés, le choix n’est pas toujours évident.
J’ai géré des dizaines de migrations depuis 2012 — de simples transferts WordPress-à-WordPress jusqu’à des imports massifs de catalogues WooCommerce depuis des ERP. Voici ce qui fonctionne vraiment.
Importer des contenus depuis un autre WordPress
Le cas le plus simple. WordPress embarque un système d’export/import natif qui fonctionne bien pour les contenus classiques.
L’outil natif export/import (WXR)
Dans Outils > Exporter, WordPress génère un fichier XML au format WXR (WordPress eXtended RSS). Ce fichier contient vos articles, pages, commentaires, catégories, tags et champs personnalisés.
Côté import, installez le plugin WordPress Importer (plugin officiel) depuis Outils > Importer. Il parse le fichier WXR et recrée tout le contenu dans votre nouveau WordPress.
Conseil : Cochez l’option " Télécharger et importer les fichiers joints " lors de l’import. Sans ça, vos images resteront hébergées sur l’ancien site — elles disparaîtront dès qu’il sera coupé.
Limites de l’outil natif : pas de gestion des réglages WordPress, pas de transfert des options de thème ni des widgets. Pour un transfert complet, c’est une migration WordPress qu’il faut envisager.
La méthode WP-CLI (pour les devs)
WP-CLI propose deux commandes dédiées :
# Export complet
wp export --dir=/tmp/exports/
# Export filtré (articles d'une catégorie)
wp export --post_type=post --category=tutoriels
# Import avec téléchargement des médias
wp import fichier.xml --authors=mapping.csv
L’avantage de WP-CLI : vous pouvez scripter des imports récurrents et gérer le mapping des auteurs via un fichier CSV. Sur un mutualisé comme O2switch, WP-CLI est accessible depuis le terminal cPanel.
L’article complet de migration de WordPress.com vers WordPress.org détaille la procédure point par point.
Importer depuis une autre plateforme
Quand le contenu ne vient pas de WordPress, il faut adapter l’approche. Deux cas de figure : votre plateforme source a un importateur dédié, ou vous passez par un fichier CSV/XML générique.
Les importateurs intégrés
WordPress propose des importateurs pour les plateformes les plus courantes. Depuis Outils > Importer, vous trouverez :
Blogger — transfert direct via l’API Google. Articles, commentaires, auteurs, tout passe. C’est le plus abouti des importateurs tiers.
Tumblr — connexion OAuth, import des textes et images. Les vidéos embed (YouTube, Vimeo) sont conservées.
RSS — importe les articles depuis n’importe quel flux RSS. Utile pour récupérer du contenu depuis des plateformes exotiques qui n’ont pas d’exportateur dédié.
Pour les CMS comme Joomla, Drupal ou PrestaShop, consultez la documentation officielle d’importation qui liste tous les outils disponibles. Nous avons aussi un guide complet pour migrer de Joomla vers WordPress.
WP All Import — le couteau suisse
C’est LE plugin d’importation de référence. Il gère les fichiers XML, CSV, Excel et même les Google Sheets. L’interface drag-and-drop permet d’associer chaque colonne de votre fichier source à un champ WordPress : titre, contenu, date, catégorie, champs ACF, attributs WooCommerce…
J’ai utilisé WP All Import pour migrer un catalogue de 2 000 produits depuis un ERP propriétaire vers WooCommerce. Le mapping visuel simplifie énormément les imports complexes — vous voyez en temps réel comment chaque ligne sera transformée en contenu WordPress.
La version gratuite gère les articles et pages. La version Pro (199$) ajoute le support WooCommerce, les types de contenus personnalisés et les imports programmés (cron).
Import WP et WP Ultimate CSV Importer
Deux alternatives solides :
Import WP (ex-JC Importer) — v2.14 — interface épurée, gestion native des champs ACF. Gratuit pour les imports basiques, Pro pour les fonctions avancées.
WP Ultimate CSV Importer — v7.39 — spécialisé CSV avec un assistant pas-à-pas. Gère aussi l’export, pratique pour des allers-retours entre WordPress et un tableur.
Migration complète vs importation : ne confondez pas
L’importation transfère le contenu (articles, pages, médias, taxonomies). La migration transfère tout : contenu + base de données + fichiers + réglages + plugins + thème.
Attention : Si vous dupliquez un WordPress existant (changement de domaine, passage en production), n’utilisez PAS l’import/export. Utilisez un plugin de migration comme Duplicator ou All-in-One WP Migration. L’import ne transfère ni vos réglages de thème, ni vos widgets, ni vos menus, ni vos options de plugins.
Quand utiliser quoi :
Import/Export — vous voulez récupérer des articles d’un site A vers un site B qui a déjà sa propre configuration. Fusion de blogs, récupération de contenu archive, transfert entre plateformes.
Migration — vous déplacez un WordPress identique d’un serveur à un autre. Passage local → production, changement d’hébergeur, refonte de site avec conservation de la structure.
Les pièges courants de l’importation
Après des dizaines d’imports, voici les problèmes que je rencontre systématiquement :
Images cassées. L’import WXR copie les URLs des médias, mais si l’ancien serveur est coupé avant que WordPress ait téléchargé les fichiers, vous perdez tout. Vérifiez TOUJOURS que les images sont bien rapatriées dans votre médiathèque après l’import.
Encodage des caractères. Les accents français (é, è, à, ç) et les caractères spéciaux peuvent être corrompus si le fichier source n’est pas en UTF-8. Ouvrez votre CSV dans un éditeur de texte (pas Excel) pour vérifier l’encodage avant l’import.
Doublons. Si vous relancez un import après un échec partiel, vous risquez de créer des articles en double. WP All Import gère ça avec un identifiant unique par enregistrement — configurez-le avant le premier import.
Redirections oubliées. Si les URLs changent entre l’ancien et le nouveau site, mettez en place des redirections 301 pour ne pas perdre votre référencement. C’est le point le plus souvent négligé.
Important : Sauvegardez TOUJOURS votre WordPress de destination avant un import. Si l’import corrompt votre base de données, vous pourrez restaurer. Consultez notre guide pour sauvegarder WordPress avec UpdraftPlus.
Checklist avant import
Avant de lancer votre importation, vérifiez ces points :
1. Backup complet du site de destination (base de données + fichiers)
2. Fichier source en UTF-8 — vérifiez l’encodage dans un éditeur de texte
3. Test sur un lot réduit — importez 5-10 articles d’abord, vérifiez le résultat
4. Mapping des auteurs — décidez qui sera l’auteur des contenus importés
5. Médias téléchargés — vérifiez que les images sont bien copiées en local
6. Redirections 301 — préparez-les si les URLs changent
7. Permaliens — recalculez-les après l’import (Réglages > Permaliens > Enregistrer)
Quel format choisir pour exporter mes contenus ?
Si vous migrez depuis WordPress, le format WXR (XML natif) est le plus complet — il conserve les catégories, tags, commentaires et champs personnalisés. Depuis une autre plateforme, exportez en CSV si possible (un tableur suffit pour vérifier les données). Le XML est préférable pour les structures complexes (produits WooCommerce avec variantes).
Peut-on importer des milliers d’articles sans planter WordPress ?
WordPress gère bien les gros imports, mais le serveur peut atteindre ses limites de mémoire ou de temps d’exécution. Pour les imports massifs (1 000+ articles), utilisez WP-CLI ou configurez votre serveur avec max_execution_time = 600 et memory_limit = 512M. WP All Import découpe automatiquement les imports en lots pour éviter les timeouts.
Comment transférer mes images d’un WordPress à un autre ?
L’importateur WordPress natif peut télécharger les médias automatiquement si vous cochez l’option correspondante. Pour un transfert plus fiable, copiez le dossier wp-content/uploads/ via FTP sur le nouveau serveur AVANT l’import, puis lancez l’import sans l’option de téléchargement — WordPress détectera les fichiers déjà présents.
Faut-il importer ou migrer pour un changement d’hébergeur ?
Pour un changement d’hébergeur avec le même nom de domaine, c’est une migration complète qu’il faut. L’import/export ne transfère que le contenu, pas les réglages ni les plugins. Utilisez Duplicator ou All-in-One WP Migration pour copier l’intégralité du site. Consultez notre guide pour déplacer WordPress vers un autre hébergeur.
Import WP, WP All Import ou WP Ultimate CSV Importer : lequel choisir ?
WP All Import est le plus polyvalent (XML, CSV, Excel, Google Sheets) avec la meilleure interface de mapping. Import WP est plus léger et parfait pour les imports ACF. WP Ultimate CSV Importer excelle sur les fichiers CSV avec son assistant pas-à-pas. Pour un import WooCommerce complexe, WP All Import Pro est le choix le plus sûr.
Preparer son contenu avant l’importation
Avant de lancer l’import, quelques minutes de preparation evitent les mauvaises surprises. Un fichier d’export mal structure ou des images manquantes peuvent transformer une operation simple en casse-tete. Voici ce qu’il faut vérifier systématiquement.
- Nettoyer le HTML : si vous importez depuis un autre CMS, le code source contient souvent des balises proprietaires ou des styles inline inutiles. Un passage dans un editeur de texte brut vous permet d’identifier les anomalies avant qu’elles n’arrivent dans WordPress. Notepad++ ou VS Code font tres bien ce travail.
- Verifier les images : les images referencees dans votre fichier d’export doivent etre accessibles, soit en ligne, soit dans une archive jointe. Une image manquante genere un lien mort dans votre article publie. Notez les URLs de toutes vos images avant de commencer.
- Exporter au bon format : WordPress reconnait nativement le format WXR (XML WordPress). Pour les autres sources, verifiez que votre outil d’export produit un fichier lisible par l’outil d’import WordPress correspondant. La plupart des CMS proposent une option d’export compatible.
- Structurer vos données : si vous importez depuis un tableur ou un outil tiers, assurez-vous que chaque colonne correspond a un champ WordPress (titre, contenu, categorie, date). Un mapping propre evite les erreurs d’attribution lors de l’import.
- Sauvegarder le site cible : avant tout import massif, faites une sauvegarde complete de votre WordPress de destination. En cas de probleme, vous pouvez revenir a l’etat initial sans perte de données. UpdraftPlus ou la sauvegarde cPanel font l’affaire.
Verifications post-importation
L’import s’est termine sans erreur apparente, mais ce n’est pas parce que le processus s’est execute sans message rouge que tout est en ordre. Ces cinq points meritent une verification manuelle apres chaque import important. Comptez 15 a 30 minutes pour un import de taille moyenne.
- Verifier les URLs internes : les liens qui pointaient vers votre ancien domaine ou vos anciennes URLs sont probablement incorrects. Un plugin comme Velvet Blues Update URLs corrige ca en quelques clics et evite des semaines de corrections manuelles.
- Tester les images : parcourez quelques articles importes pour confirmer que les images s’affichent bien. WordPress tente de re-telecharger les images distantes, mais ca echoue quand l’ancienne source n’est plus accessible ou que les permissions sont incorrectes.
- Controler la mise en forme : titres, gras, listes… certains imports aplatissent la structure HTML. Relisez au moins vos 10 articles les plus importants pour reperer les anomalies visuelles et corriger les balises manquantes.
- Rediriger les anciennes URLs : si votre ancien site reste accessible, configurez des redirections 301 vers les nouvelles URLs WordPress. Ca preserve le SEO accumule et evite les pages en double qui peuvent pénaliser votre classement.
- Verifier le SEO : les meta titles, meta descriptions et balises canoniques ne sont generalement pas inclus dans un export standard. Reprenez ces informations manuellement ou via un plugin SEO comme Yoast, en commencant par vos pages les plus strategiques.
Preparer son contenu avant l’importation
Avant de lancer l’import, quelques minutes de preparation evitent les mauvaises surprises. Un fichier d’export mal structure ou des images manquantes peuvent transformer une operation simple en casse-tete. Voici ce qu’il faut vérifier systématiquement.
- Nettoyer le HTML : si vous importez depuis un autre CMS, le code source contient souvent des balises proprietaires ou des styles inline inutiles. Un passage dans Notepad++ ou VS Code vous permet d’identifier les anomalies avant qu’elles n’arrivent dans WordPress.
- Verifier les images : les images referencees dans votre fichier d’export doivent etre accessibles, soit en ligne, soit dans une archive jointe. Une image manquante genere un lien mort dans votre article publie. Notez les URLs de toutes vos images avant de commencer.
- Exporter au bon format : WordPress reconnait nativement le format WXR (XML WordPress). Pour les autres sources, verifiez que votre outil d’export produit un fichier lisible par l’outil d’import WordPress correspondant. La plupart des CMS proposent une option d’export compatible.
- Structurer vos données : si vous importez depuis un tableur ou un outil tiers, assurez-vous que chaque colonne correspond a un champ WordPress (titre, contenu, categorie, date). Un mapping propre evite les erreurs d’attribution lors de l’import.
- Sauvegarder le site cible : avant tout import massif, faites une sauvegarde complete de votre WordPress de destination. En cas de probleme, vous pouvez revenir a l’etat initial sans perte de données. UpdraftPlus ou la sauvegarde cPanel font l’affaire.
Verifications post-importation
L’import s’est termine sans erreur apparente, mais ce n’est pas parce que le processus s’est execute sans message rouge que tout est en ordre. Ces cinq points meritent une verification manuelle apres chaque import. Comptez 15 a 30 minutes pour un import de taille moyenne.
- Verifier les URLs internes : les liens qui pointaient vers votre ancien domaine ou vos anciennes URLs sont probablement incorrects. Un plugin comme Velvet Blues Update URLs corrige ca en quelques clics et evite des semaines de corrections manuelles.
- Tester les images : parcourez quelques articles importes pour confirmer que les images s’affichent bien. WordPress tente de re-telecharger les images distantes, mais ca echoue quand l’ancienne source n’est plus accessible ou que les permissions sont incorrectes.
- Controler la mise en forme : titres, gras, listes… certains imports aplatissent la structure HTML. Relisez au moins vos 10 articles les plus importants pour reperer les anomalies visuelles et corriger les balises manquantes.
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