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En 2026, choisir un hébergement WordPress se résume à trois questions : où sont les données, quelle version de PHP, et y a-t-il LiteSpeed ? Pour la grande majorité des sites français, o2switch reste la meilleure option entrée de gamme : offre unique à 7,99 €/mois, datacenter France, LiteSpeed, et un support humain francophone. Pour le WordPress managé haut de gamme, WP Serveur (que j’ai fondé) ou Kinsta. Pour le stockage de noms de domaine, séparez toujours registrar et hébergeur.
J’ai vu évoluer l’hébergement web depuis 1991. À l’époque, « héberger un site » signifiait louer de l’espace sur un serveur UNIX partagé par une vingtaine d’étudiants et espérer que le disque dur ne lâche pas. Aujourd’hui, la complexité a changé de nature : l’offre est pléthorique, les arguments marketing sont omniprésents, et distinguer un bon hébergeur d’un médiocre demande une vraie expertise.
L’article que vous lisez existait depuis 2016. Il citait des hébergeurs aujourd’hui disparus — 1&1 rebrandé en IONOS, Online.net absorbé par Scaleway, Free hébergement fermé — et recommandait 32 MB de mémoire PHP, ce qui en 2026 ferait planter WordPress à la première activation de plugin. Il était temps de tout réécrire.
Voici ce que j’aurais aimé lire quand j’ai commencé à enseigner WordPress.
Ce que WordPress exige réellement en 2026
Commençons par les exigences techniques. WordPress.org publie des recommandations officielles, et elles ont sérieusement évolué depuis 2016.
Configuration minimale requise
- PHP 8.1 minimum — PHP 8.2 ou 8.3 recommandé. PHP 7.x est en fin de vie depuis décembre 2022. Un hébergeur qui tourne encore en PHP 7.4 en 2026 est un signal d’alarme.
- MySQL 8.0+ ou MariaDB 10.6+ — les versions antérieures posent des problèmes de performance sur les requêtes complexes.
- 256 MB de mémoire PHP — WordPress recommande officiellement 256 MB. WooCommerce et les constructeurs de pages en consomment souvent 512 MB. Le minimum absolu est 64 MB, mais un site qui tourne avec moins que 128 MB va planter régulièrement.
- HTTPS / SSL inclus — en 2026, un hébergeur qui fait payer le certificat SSL séparément mérite d’être ignoré. Let’s Encrypt est gratuit depuis 2015.
- Serveur web LiteSpeed ou Nginx — Apache est encore acceptable avec un cache opcode, mais LiteSpeed apporte des gains de performance mesurables sur WordPress.
- 10 Go de stockage minimum — les recommandations de 2016 évoquaient 100 MB. C’est le minimum pour installer WordPress. Un site réel avec des images, des plugins, et quelques mois de sauvegardes a besoin d’au moins 5 à 10 Go dès le départ.
- Accès SFTP (pas seulement FTP) — le FTP transmet vos identifiants en clair sur le réseau. Exigez du SFTP ou du SSH.
- Sauvegardes quotidiennes — automatiques, restaurables en un clic, conservées au moins 14 jours.
Si un hébergeur ne coche pas ces cases en 2026, passez votre chemin. Ces critères ne sont pas du luxe, ce sont les bases.
Ce qui fait vraiment la différence
Au-delà du minimum, voici les critères qui séparent les bons hébergeurs des excellents :
- Localisation du datacenter — pour un site en français ciblant la France, un datacenter en France ou en Europe réduit le TTFB (Time To First Byte). La différence est mesurable : 30 ms vs 150 ms, ça compte pour le Core Web Vitals.
- TTFB réel — pas la promesse marketing, mais le temps mesuré. Utilisez web.dev/ttfb ou GTmetrix pour mesurer.
- Support francophone — pas un chatbot, pas un ticket qui répond en 72h. Un vrai humain qui comprend WordPress et répond en français dans la journée.
- Isolation des comptes — sur un mutualisé, si votre voisin de serveur se fait pirater ou génère un pic de trafic, vous ne devriez pas en souffrir.
- CDN inclus — certains hébergeurs incluent un CDN Cloudflare ou propriétaire. Ça améliore les temps de chargement pour les visiteurs éloignés du datacenter.
Les cinq types d’hébergement WordPress
Le marché s’est considérablement diversifié depuis 2016. Voici les grandes catégories, avec leurs cas d’usage réels.
1. L’hébergement mutualisé
C’est le modèle historique : des dizaines ou centaines de sites partagent les ressources d’un même serveur. La métaphore de la colocation est juste. Vous payez moins cher, mais vous subissez les comportements de vos voisins.
Le mutualisé a mauvaise réputation, souvent méritée. Mais o2switch, Infomaniak, et PlanetHoster ont démontré qu’on peut faire du mutualisé de qualité en 2026, avec isolation correcte des comptes et performance acceptable.
Pour qui : sites personnels, blogs, sites vitrine avec < 5 000 visiteurs/mois, budgets serrés.
Budget : 3 à 15 €/mois.
2. Le VPS (Serveur Privé Virtuel)
Un VPS vous donne des ressources dédiées sur un serveur physique partagé. Vous êtes isolé de vos voisins. Vous contrôlez votre environnement — version de PHP, configuration serveur, accès root.
L’inconvénient : vous gérez tout. Mises à jour système, sécurité serveur, configuration PHP. Si vous n’êtes pas à l’aise avec Linux, le VPS non managé est une mauvaise idée.
Pour qui : développeurs, agences, sites avec trafic variable nécessitant des ressources stables.
Budget : 10 à 50 €/mois selon les ressources.
3. L’hébergement managé WordPress
C’est le modèle qui a le plus évolué depuis 2016. L’hébergeur gère tout : serveur, sécurité, mises à jour WordPress (optionnelles), CDN, sauvegardes. Vous vous concentrez sur le contenu et le business.
J’ai fondé WP Serveur il y a plusieurs années précisément pour répondre à ce besoin. L’idée était simple : les agences et freelances WordPress passent trop de temps à gérer des serveurs. L’hébergement managé leur libère du temps. J’ai depuis revendu WP Serveur, mais l’entreprise existe toujours et reste une bonne option pour le segment WordPress managé en France.
Pour qui : agences, e-commerce, sites professionnels qui ne veulent pas gérer l’infrastructure.
Budget : 25 à 150 €/mois selon les offres.
4. Le cloud et le serverless
AWS, Google Cloud, Azure, DigitalOcean. Des ressources à la demande, facturées à l’usage. Très flexible, mais complexe à configurer et à optimiser pour WordPress. Kinsta utilise Google Cloud en infrastructure sous-jacente et l’abstrait pour l’utilisateur final.
Pour les développeurs qui construisent des architectures headless WordPress + Next.js (comme ce site), des plateformes comme Vercel ou Netlify entrent dans cette catégorie pour le frontend. Mais c’est un sujet différent, hors périmètre de cet article.
Pour qui : développeurs expérimentés, applications à fort trafic ou trafic imprévisible.
Budget : variable selon l’usage.
5. L’hébergement gratuit
La réponse courte : ne l’utilisez pas pour un site professionnel ou semi-professionnel.
Free.fr hébergement gratuit a fermé. WordPress.com en version gratuite existe toujours, mais vous ne contrôlez pas votre installation. InfinityFree et consorts proposent de l’hébergement gratuit avec des limitations drastiques et des performances misérables.
Pour apprendre WordPress localement, installez Local WP sur votre ordinateur. C’est gratuit, rapide, et vous n’avez aucun risque de perdre un site client. Quand vient le moment de publier, passez à un hébergement payant.
Pour qui : strictement pour les tests locaux via Local WP. Aucun hébergement en ligne gratuit n’est recommandable pour WordPress en 2026.
Les hébergeurs que je recommande en 2026
Je vais être direct. Je ne reçois aucune commission sur ces recommandations. Je les fais parce que je les ai testés, ou parce que des collègues formateurs et développeurs les utilisent au quotidien et m’en donnent des retours positifs.
o2switch — Ma recommandation principale pour l’entrée de gamme
o2switch est mon hébergeur pour wpformation.com (l’API backend de ce site tourne sur leurs serveurs). Ce n’est pas un choix anodin : j’ai testé OVH, Infomaniak, et plusieurs autres avant de converger vers o2switch pour mes projets WordPress.
Ce qui me plaît chez eux :
- Offre unique à 7,99 €/mois (HT) — pas de niveaux, pas d’upselling, tout est inclus. Espace disque illimité, bases de données illimitées, comptes email illimités.
- Datacenter 100% France — leurs serveurs sont en France. Pour un site en français, ça compte.
- LiteSpeed + LSCache — excellent pour WordPress. Le plugin LiteSpeed Cache est gratuit et très bien intégré.
- PHP 8.3 disponible — et changeable en un clic depuis le panneau cPanel.
- Support humain francophone — j’ai eu des réponses techniques précises en moins d’une heure.
- SSL Let’s Encrypt inclus — en un clic.
Ce qui est moins bien : l’interface cPanel est dense pour les débutants, et il n’y a pas de staging one-click natif (vous pouvez contourner ça avec un sous-domaine de test). Mais pour le rapport qualité/prix en France, o2switch n’a pas d’équivalent direct dans sa gamme de prix.
Prix : 7,99 €/mois HT, engagement 1 an. Site : o2switch.fr
OVHcloud — Le leader français, rebrandé
OVH s’appelle maintenant OVHcloud. Ils ont eu des crises (l’incendie de Strasbourg en 2021 reste dans les mémoires), mais restent le premier hébergeur européen par volume. Leur infrastructure est solide, leur réseau mondial, et leurs prix restent compétitifs.
Les offres mutualisées OVHcloud démarrent autour de 3 à 5 €/mois. La qualité est inégale selon les gammes. Les offres « Pro » et « Performance » sont meilleures que les entrées de gamme.
OVHcloud brille davantage sur les VPS et le cloud que sur le mutualisé WordPress. Si vous avez besoin d’un VPS abordable géré par vous-même, leurs offres VPS à partir de 6 à 8 €/mois sont sérieuses.
Prix : mutualisé dès 3 €/mois, VPS dès 6 €/mois. Site : ovhcloud.com
Infomaniak — Le meilleur hébergeur suisse
Infomaniak est basé en Suisse, avec des datacenters en Suisse et en France. Leur engagement environnemental est réel — ils sont certifiés ISO 14001 et compensent leurs émissions carbone. Mais surtout, leur qualité technique est au rendez-vous.
L’offre WordPress Starter d’Infomaniak inclut LiteSpeed, PHP 8.x, SSL, sauvegardes quotidiennes, et un CDN. Le support est réputé excellent. Leur interface est plus accessible que cPanel.
Un point notable : Infomaniak développe des alternatives open source à certains services Google (SwissTransfer, kMeet). Si la souveraineté des données vous importe, c’est un argument solide.
Prix : hébergement web dès 6,50 €/mois. Site : infomaniak.com
PlanetHoster — Bon rapport qualité/prix
PlanetHoster propose des offres mutualisées sur leur infrastructure « N0C » (Next-gen 0 Carbon) avec des ressources généreuses. Ils se distinguent par leurs offres « World » qui promettent des ressources illimitées avec une isolation plus stricte que le mutualisé classique.
Leurs datacenters sont en France et au Canada. Le support est francophone. Les performances sont correctes sur WordPress.
Je les mentionne parce que leur offre n0c world donne accès à LiteSpeed, une mémoire PHP configurable, et une bande passante illimitée à un prix raisonnable. Pas ma recommandation principale, mais une alternative valide à o2switch si vous cherchez plus de ressources.
Prix : offres World dès 5,99 €/mois. Site : planethoster.com
WP Serveur — Le managé WordPress en France
Je vais être transparent : j’ai fondé WP Serveur. Je l’ai revendu depuis. Je n’en suis plus propriétaire et je ne reçois aucune rémunération de leur part. Je le mentionne ici parce que c’est honnête de contextualiser, et parce que WP Serveur reste une bonne option pour le WordPress managé en France.
WP Serveur est un hébergement entièrement dédié à WordPress : infrastructure optimisée, mises à jour gérées, sauvegardes automatiques, CDN, et support par des gens qui comprennent WordPress. C’est le type d’hébergement qui libère des heures de gestion serveur chaque mois.
Pour une agence WordPress qui gère une dizaine de sites clients, les quelques euros supplémentaires par site se justifient largement par le temps gagné.
Prix : dès 19 €/mois. Site : wpserveur.net
Kinsta — Le managé WordPress premium
Kinsta tourne sur Google Cloud. Leurs datacenters sont partout dans le monde — vous choisissez la région la plus proche de vos visiteurs. L’interface est belle, le staging est natif, les sauvegardes sont automatiques, et leur support technique est reconnu comme l’un des meilleurs du marché.
C’est cher — les plans démarrent à 35 $/mois pour un seul site. Mais pour un site e-commerce sérieux ou un site d’entreprise qui génère du chiffre d’affaires, c’est un investissement qui se justifie.
Kinsta utilise LiteSpeed sur leur infrastructure, et leur implémentation de Redis pour le cache objet est particulièrement efficace.
Prix : dès 35 $/mois. Site : kinsta.com
Tableau comparatif des hébergeurs 2026
| Hébergeur | Type | Prix/mois | Datacenter | LiteSpeed | SSL inclus | PHP 8.x | Support FR |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| o2switch | Mutualisé | ~8 € | France | Oui | Oui | 8.3 | Oui |
| OVHcloud | Mutualisé / VPS | dès 3 € | EU + monde | Nginx | Oui | 8.2 | Oui |
| Infomaniak | Mutualisé | ~6,50 € | Suisse / France | Oui | Oui | 8.3 | Oui |
| PlanetHoster | Mutualisé (N0C) | ~6 € | France / Canada | Oui | Oui | 8.2 | Oui |
| WP Serveur | Managé WP | dès 19 € | France | Oui | Oui | 8.3 | Oui |
| Kinsta | Managé WP | dès ~35 € | Monde (GCP) | Oui | Oui | 8.3 | Non (EN) |
Tarifs indicatifs HT, vérifiez les prix actuels sur les sites des hébergeurs.
Séparer le nom de domaine de l’hébergement
Ce conseil date de l’article de 2016, et il reste vrai en 2026. Je vais même le renforcer.
Ne mettez jamais votre nom de domaine chez votre hébergeur.
Voici pourquoi. Si votre hébergeur vous déçoit — lenteurs, support inexistant, prix qui augmentent — vous voulez pouvoir partir. Migrer un site WordPress d’un hébergeur à un autre prend quelques heures. Mais si votre domaine est chez le même prestataire, vous dépendez de lui pour pointer votre DNS vers le nouvel hébergeur.
Et si le prestataire est peu coopératif, ou pire, si vous avez un litige commercial avec lui, vous pouvez vous retrouver bloqué.
Gardez votre nom de domaine chez un registrar indépendant. OVH (en tant que registrar, pas comme hébergeur), Bookmyname, Gandi, ou 1API sont de bonnes options. Votre hébergeur ne sait pas que vous avez votre domaine ailleurs — et ça, c’est une bonne chose.
La procédure pour migrer un site WordPress d’un hébergeur à un autre est documentée sur ce site. Ce n’est pas sorcier si vous avez accès à votre zone DNS.
HTTPS et SSL : non négociable en 2026
En 2016, l’article original ne mentionnait pas HTTPS. C’était encore considéré comme optionnel ou réservé aux e-commerces.
En 2026, un site WordPress sans HTTPS est pénalisé par Google, affiché comme « Non sécurisé » par Chrome et Firefox, et refuse de fonctionner correctement avec de nombreux plugins modernes.
Tous les hébergeurs que je recommande incluent Let’s Encrypt SSL gratuitement. Si un hébergeur vous fait payer pour un certificat SSL basique en 2026, c’est soit qu’il n’a pas évolué, soit qu’il cherche à vous facturer quelque chose qui devrait être gratuit. Les deux sont mauvais signes.
Pour comprendre comment configurer HTTPS sur WordPress correctement — y compris la redirection HTTP vers HTTPS et la configuration dans wp-config.php — lisez l’article dédié : WordPress HTTP vers HTTPS.
Comment installer WordPress chez votre hébergeur
La plupart des hébergeurs modernes proposent une installation WordPress en un clic via Softaculous ou un outil équivalent. C’est pratique pour démarrer rapidement.
Mais pour comprendre ce qui se passe réellement — la structure des fichiers, le rôle de wp-config.php, les permissions — il est utile de savoir installer WordPress manuellement. Le guide détaillé est sur ce site.
Une fois WordPress installé, vous aurez besoin de configurer wp-config.php. C’est le fichier de configuration principal de WordPress — il contient les identifiants de base de données, les constantes de sécurité, et les options avancées.
Sécurité : ce que votre hébergeur doit (et ne peut pas) faire
L’hébergeur sécurise l’infrastructure. Vous sécurisez votre application WordPress. Ce sont deux couches distinctes.
L’hébergeur doit assurer :
- Isolation des comptes (votre site ne peut pas être compromis par le voisin)
- Pare-feu réseau et protection DDoS de base
- Sauvegardes régulières et restaurables
- Mises à jour du système d’exploitation et du serveur web
- Accès sécurisé (SFTP, SSH, pas de FTP en clair)
Ce que l’hébergeur ne peut pas faire à votre place :
- Mettre à jour WordPress, vos thèmes, et vos plugins
- Choisir des mots de passe robustes pour votre admin WordPress
- Installer un plugin de sécurité approprié
- Configurer les droits sur les fichiers et dossiers
Les 11 rappels de sécurité WordPress couvrent les bonnes pratiques côté application. C’est une lecture indispensable après avoir choisi votre hébergeur.
Ce que vous devez faire après avoir souscrit un hébergement
La liste des premières actions une fois votre hébergement activé :
- Activer SSL — immédiatement, avant d’installer WordPress.
- Vérifier la version de PHP — et la passer en 8.1 ou 8.2 si elle est inférieure.
- Augmenter la mémoire PHP — dans php.ini ou via .htaccess si votre hébergeur le permet :
php_value memory_limit 256M - Installer WordPress — via l’outil de l’hébergeur ou manuellement.
- Configurer les sauvegardes — vérifier qu’elles sont activées et tester une restauration.
- Activer SFTP — désactiver le FTP non sécurisé si l’hébergeur le permet.
- Configurer HTTPS — et forcer la redirection HTTP → HTTPS.
Les erreurs classiques à éviter
Après des années de formation WordPress, j’ai vu ces erreurs revenir régulièrement.
Choisir l’hébergeur le moins cher sans regarder les specs
Un hébergement à 1 €/mois existe. Il aura de la publicité injectée dans votre site, des performances déplorables, et un support qui répond en anglais cassé après 72h. L’hébergement WordPress médiocre coûte cher en temps et en frustration. Le budget minimum raisonnable pour un site professionnel est 7 à 8 €/mois.
Faire confiance aux benchmarks marketing
Les hébergeurs publient leurs propres benchmarks de performance. Ce sont des données de conditions idéales. Cherchez des tests tiers indépendants, demandez à des développeurs WordPress autour de vous, et vérifiez les avis récents sur des forums comme WP-Tuto.com ou WPFR.net.
Ignorer la localisation du datacenter
Pour un blog cuisine ciblant la France, un datacenter aux États-Unis ajoute 100 à 150 ms de latence pour chaque requête. Sur mobile avec une connexion fluctuante, c’est la différence entre un site acceptable et un site frustrant.
Mettre tout chez le même prestataire
Domaine, hébergement, emails — tout chez le même fournisseur, c’est simple. Jusqu’au jour où il y a un problème. Si votre hébergeur est en panne, vous perdez aussi vos emails. Si vous avez un litige, vous n’avez aucun levier. Séparez les services.
Ne pas tester avant de payer un an
La plupart des hébergeurs proposent des offres sans engagement ou avec une période d’essai. Testez, installez un WordPress vierge, vérifiez les performances, contactez le support avec une question technique. Ensuite seulement, engagez-vous sur un an.
Migrer d’un hébergeur à un autre
Vous avez déjà un site WordPress chez un hébergeur qui ne vous convient plus ? La migration est faisable en quelques heures sans interruption de service significative.
Les étapes générales :
- Sauvegarde complète (fichiers + base de données) chez l’ancien hébergeur
- Installation de WordPress chez le nouvel hébergeur sur un domaine de test
- Import des fichiers et de la base de données
- Test complet sur le domaine de test
- Mise à jour du DNS pour pointer vers le nouvel hébergeur
- Attente de la propagation DNS (24 à 48h maximum)
Le guide complet est disponible ici : Migrer WordPress.
Hébergement WordPress et formation
Choisir un bon hébergeur est une des premières étapes d’un parcours WordPress. Mais maîtriser WordPress dans sa globalité — architecture, performance, sécurité, SEO, développement de thèmes et plugins — demande un apprentissage structuré.
Si vous voulez aller plus loin, j’anime des formations WordPress sur mesure, en présentiel ou à distance. Le programme s’adapte à votre niveau et à vos objectifs, du débutant complet au développeur qui souhaite approfondir des aspects spécifiques.
Questions fréquentes sur l’hébergement WordPress
Quelle mémoire PHP minimum pour WordPress en 2026 ?
WordPress recommande officiellement 256 MB en 2026. Le minimum absolu pour faire tourner WordPress sans problème est 128 MB. Si vous utilisez WooCommerce, un constructeur de pages (Elementor, Divi), ou plusieurs plugins lourds, montez à 512 MB. La mémoire PHP se configure dans le fichier php.ini, dans .htaccess (php_value memory_limit 256M), ou depuis le panneau de l’hébergeur.
Faut-il absolument un datacenter en France pour un site français ?
Non, c’est un avantage, pas une obligation. Un datacenter en Europe de l’Ouest (Allemagne, Pays-Bas) donne des latences acceptables pour la France. Ce qui compte vraiment, c’est le TTFB réel mesuré, pas la localisation géographique théorique. Un hébergeur US avec un bon CDN peut parfois battre un hébergeur français sans CDN. Mais à performances égales, le datacenter français gagne.
Quelle est la différence entre LiteSpeed et Apache pour WordPress ?
LiteSpeed est un serveur web plus performant qu’Apache pour WordPress, surtout quand on utilise le plugin LiteSpeed Cache. LiteSpeed gère mieux la concurrence (plusieurs visiteurs simultanés) et offre une meilleure compression. Apache avec un bon cache opcode (OPcache) reste tout à fait acceptable. Nginx est aussi très performant. Ce n’est pas un critère bloquant, mais c’est un plus si vous avez le choix.
Peut-on héberger plusieurs sites WordPress sur le même hébergement ?
Oui, sur un mutualisé comme o2switch ou Infomaniak, vous pouvez héberger plusieurs domaines et installations WordPress sur le même compte. C’est économique pour les développeurs qui gèrent plusieurs sites. Attention à bien isoler les installations (bases de données séparées, préfixes différents) et à ne pas mettre tous vos clients critiques sur le même compte.
L’hébergement mutualisé est-il sécurisé pour WordPress ?
La sécurité dépend autant de votre configuration WordPress que de l’hébergeur. Sur un mutualisé de qualité (o2switch, Infomaniak), l’isolation des comptes est correcte : si votre voisin se fait pirater, vous ne devriez pas être affecté. Mais vous restez responsable de la sécurité de votre WordPress : mises à jour, mots de passe, plugins de sécurité. Consultez nos rappels de sécurité WordPress.
Qu’est-ce que le SSL et pourquoi est-ce indispensable ?
SSL (Secure Sockets Layer, aujourd’hui TLS) chiffre la communication entre le navigateur du visiteur et votre serveur. Concrètement, votre site s’affiche en HTTPS plutôt qu’en HTTP. Sans HTTPS, Chrome et Firefox affichent « Non sécurisé » dans la barre d’adresse, Google pénalise votre référencement, et les données de vos visiteurs (formulaires, mots de passe) transitent en clair sur le réseau. En 2026, tous les hébergeurs sérieux incluent Let’s Encrypt SSL gratuitement. Plus de détails : WordPress HTTP vers HTTPS.
Vaut-il mieux un hébergement managé WordPress ou un VPS ?
Ça dépend de votre profil. Si vous êtes développeur, à l’aise avec Linux et la configuration serveur, un VPS vous donne plus de contrôle pour moins cher. Si vous êtes un professionnel ou une agence qui préfère se concentrer sur WordPress et pas sur l’infrastructure, le managé vaut le surcoût. Le managé inclut support technique WordPress, mises à jour système automatiques, et souvent un CDN et un staging. À partir de sites qui génèrent un chiffre d’affaires, le temps gagné justifie la différence de prix.
Comment choisir entre o2switch, Infomaniak et OVHcloud ?
Ma hiérarchie personnelle : o2switch pour la meilleure valeur en France (offre unique, LiteSpeed, support excellent), Infomaniak si la souveraineté des données en Suisse est importante ou si vous cherchez une alternative écologique, OVHcloud si vous avez besoin d’un VPS abordable ou si vous êtes déjà dans leur écosystème. Pour les trois, les performances WordPress sont correctes. La différence se joue sur le support, l’interface, et les détails de configuration.
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