Entre le 22 février et le 8 juillet 2026, les IA (ChatGPT, Perplexity, Claude, Gemini, Copilot, Mistral) ont représenté 1,1 % du trafic total de wpformation.com. ChatGPT pèse 49 % de ce trafic IA, Perplexity 28 %, un mélange très différent des moyennes publiées. Voici mes chiffres, mesurés chez moi, et ce qu’ils valent vraiment.
Pas le temps ? Faites-le analyser par l'IA
Tous les jours, on m’annonce la mort de Google. Les IA vont tout rafler, siphonner notre trafic, enterrer le SEO… Le discours est partout. Alors un matin de mai, au lieu de relire l’avis d’un cabinet sur 6 500 sites que je ne connais pas, j’ai ouvert mon propre Google Analytics. Et j’ai posé la seule question qui compte vraiment pour moi : combien de visiteurs les IA m’envoient-elles, à moi, concrètement ?
Pas une estimation. Pas une moyenne de secteur. Mes chiffres. Ceux de mon blog, relevés sur mon Analytics et avec un petit mouchard que j’ai codé pour l’occasion. J’avais déjà décortiqué ce que les IA citent vraiment d’après sept études externes. Cette fois, c’est l’envers du décor : ma donnée à moi, celle que personne ne peut sortir à ma place.
Je forme à WordPress depuis 2012, et j’ai migré ce site en headless il y a quelques mois : un WordPress qui sert le contenu d’un côté, un frontend que je pilote de bout en bout de l’autre. Et pour la mesure, ça change tout. Je peux intercepter chaque requête vers mes fichiers llms.txt dans le middleware du frontend et journaliser l’agent du robot qui passe, là où un WordPress classique sert souvent ces fichiers en statique, parfaitement invisibles dans les statistiques. Même logique pour mon événement maison qui repère le référent d’une visite venue d’une IA. Bref : un accès brut à ce qui se passe sous le capot. Autant s’en servir. J’ai donc ouvert les compteurs, viré le bruit, croisé trois méthodes… et deux résultats m’ont franchement surpris. Je montre tout. Y compris ce qui ne colle pas.
D’où viennent ces chiffres, et comment je peux les sortir ?
Ces données viennent de trois mouchards qui tournent en continu sur wpformation.com : mon compte Google Analytics 4, un événement personnalisé que j’ai baptisé ai_referral, et un script maison qui note chaque passage de robot sur mes fichiers llms.txt. Tout est mesuré chez moi, sans intermédiaire. C’est ça, une donnée first-party : elle parle de mon site, donc personne d’autre ne peut la produire. Si vous voulez le mode d’emploi, avec les scripts et les pièges, j’ai détaillé tout mon workflow SEO et GEO dans un article à part.
La période court du 22 février au 8 juillet 2026. Soit un peu plus de 4,5 mois pleins. Pourquoi cette date de départ précise ? Parce que c’est le jour où j’ai recréé ma propriété Analytics. Avant, je n’ai pas de mesure fiable, donc je ne vais pas vous inventer une tendance "sur un an". Je m’en tiens à ce que j’ai réellement enregistré, point.
Surtout, il faut séparer deux choses que presque tout le monde confond. D’un côté, le trafic : des humains qui cliquent sur un lien dans une réponse de ChatGPT ou Perplexity et débarquent sur mon site. De l’autre, le crawl : des robots qui aspirent mon contenu pour nourrir les modèles ou fabriquer leurs réponses. Deux mondes. Le premier remplit mes statistiques de visites, le second remplit mes journaux de serveur. Je traite les deux, mais jamais dans le même panier. Sinon, on additionne des choux et des carottes.
Nota : "first-party" veut simplement dire "donnée récoltée par mon propre site", par opposition à un outil tiers ou une étude externe. Pour mon cas précis, c’est la version la plus fiable qui existe : zéro extrapolation, que du mesuré.
Combien de trafic les IA m’envoient-elles vraiment ?
Réponse sèche : sur 4,5 mois, l’IA a pesé 1,1 % de mon trafic total. Google, lui, en apporte 61 %. Autrement dit, pour un visiteur venu d’une IA, j’en reçois près de soixante via la recherche classique. L’IA, chez moi, c’est encore un filet d’eau à côté du fleuve.

Voilà pour le décor. Maintenant, qui m’envoie quoi à l’intérieur de ce 1,1 % ? ChatGPT rafle près de la moitié de mon trafic IA (49 %), devant Perplexity (28 % en cumulant le web et son appli), puis Claude (10 %), Gemini, Copilot et Mistral qui se partagent le reste. Le classement compte, parce qu’il ne ressemble pas du tout à celui qu’on lit ailleurs… mais j’y reviens dans deux minutes.

Le tableau ci-dessous donne le détail, source par source, en part du trafic IA. J’y ajoute le taux d’engagement et la durée moyenne, parce qu’une part sans qualité ne raconte rien. La ligne Google sert de repère.
| Assistant IA | Part du trafic IA | Engagement | Durée moyenne |
|---|---|---|---|
| ChatGPT | 49,4 % | 51,9 % | 4 min 38 s |
| Perplexity (web) | 24,7 % | 61,3 % | 15 min 24 s* |
| Claude | 9,9 % | 68,8 % | 4 min 32 s |
| Gemini | 5,2 % | 58,8 % | 2 min 26 s |
| Copilot | 4,6 % | 73,3 % | 2 min 56 s |
| Mistral | 3,1 % | 70,0 % | 7 min 47 s |
| Perplexity (appli) | 3,1 % | 50,0 % | 22 s |
| Ensemble IA | 100 % | Google : 60,1 % | Google : 4 min 49 s |
Un peu plus de 1 % du trafic. Voilà le poids réel de l’IA chez moi sur la période. Quand on relit les gros titres sur "la fin du référencement"… ça calme. Pour situer, les benchmarks publics vont de 0,2 % du trafic (Contentsquare, 99 milliards de sessions sur 6 500 sites) à 1,08 % (Conductor, 1 215 domaines d’entreprise et 3,3 milliards de sessions, mesurés aux États-Unis de mai à septembre 2025). Mes 1,1 % arrivent sur la borne haute, celle de Conductor. Pas un exploit, et pas non plus la coïncidence qu’on croit : leur mesure a près d’un an de plus que la mienne, sur un canal qui grossit vite. Ce qu’elle dit surtout, c’est que ma mesure récupère le trafic IA caché, exactement comme la leur.
Mais d’abord, une confidence : ce fameux 1,1 %, je ne l’ai pas trouvé du premier coup. Loin de là.
Pourquoi GA4 me montrait cinq fois moins de trafic IA que la réalité ?
Le même trafic m’a donné des résultats du simple au quintuple, selon l’outil de mesure. Pas une faute de calcul : la réalité crue du sujet. Compter le trafic IA est piégeux, parce que les assistants cachent souvent d’où vient le visiteur. Selon la méthode, je sous-estimais mon trafic IA d’un facteur 5. Cinq. Autant le savoir avant d’en tirer la moindre conclusion.

Le grand piège, c’est le canal "AI Assistant" de Google Analytics, ajouté à GA4 à la mi-mai 2026. Sa documentation officielle est limpide : une session n’atterrit dans ce canal que si son médium vaut ai-assistant, c’est-à-dire si le référent figure dans la liste maison de Google (qui cite ChatGPT, Gemini, Deepseek, Copilot et Grok en exemples, mais pas Perplexity). Deux limites, donc. D’abord, le canal n’existe que depuis la mi-mai : sur mes 4,5 mois de mesure, il n’a tourné qu’environ deux mois, et plus il couvre de temps, plus l’écart avec la réalité se resserre (à mes tout débuts, il ratait carrément l’essentiel, d’où un facteur bien plus violent au départ). Ensuite, et c’est le pire, toute visite sans référent file en "Direct". Au final, il n’en voyait qu’une fraction, à peu près un cinquième de la réalité. Si je m’étais arrêté là, j’aurais juré que l’IA ne m’apportait presque rien. C’est faux !
Pourquoi autant de visiteurs sans référent ? Parce qu’une grosse part des gens utilisent les IA dans une appli de bureau, une appli iOS ou un navigateur intégré, qui n’envoient aucune trace de provenance. Le phénomène est massif : un benchmark sur 200 sites connectés à Stripe (décembre 2025 à mai 2026) estime qu’environ un tiers du trafic "Direct" de GA4 est en réalité de l’IA déguisée, et que les petites structures sous-comptent leur trafic IA d’environ 64 %. Mon mouchard ai_referral rattrape une partie du trou en lisant le référent côté navigateur, mais il loupe encore les visites totalement anonymes. La méthode la plus complète reste la source de session croisée avec un filtre maison sur tous les domaines d’IA connus. C’est cette mesure que je retiens pour tout l’article.
| Méthode | Indice (base 100) | Ce qu’elle capte |
|---|---|---|
| Canal natif "AI Assistant" (GA4) | 21 | Référent requis, liste Google (ChatGPT, Gemini, Copilot, Grok…), actif depuis mi-mai 2026 |
Mon événement maison ai_referral | 72 | Toute visite dont le référent correspond à une IA, vue côté navigateur |
| Source de session + filtre complet | 100 | Tous les domaines d’IA connus, Perplexity et Copilot inclus |
Le même trafic, trois chiffres. Avant de débattre de l’impact de l’IA, encore faut-il réussir à la compter.
Important : ne jugez jamais votre trafic IA sur le seul canal "AI Assistant" de GA4. Il sous-compte massivement (chez moi, par cinq). Créez un groupe de canaux personnalisé avec un filtre sur chatgpt, perplexity, claude, gemini, copilot et mistral. Sans ça, vous conclurez que l’IA est insignifiante alors qu’elle ne l’est pas tant que ça.
Mon mix d’IA ressemble-t-il à celui des autres sites ?
Pas du tout, et c’est l’enseignement le plus savoureux de toute cette mesure. Les benchmarks publics ne sont même pas d’accord entre eux : Conductor place ChatGPT à 87,4 % des clics IA, sur des données américaines de mai à septembre 2025, alors que le panel B2B de Goodie le mesure à 63 % sur mars-avril 2026, avec Perplexity à 7 % seulement. Chez moi ? ChatGPT plafonne à 49 %, et Perplexity grimpe à 28 %. Mon graphique ne ressemble à aucun des deux.

| Assistant IA | Mon site | Benchmark B2B (Goodie) |
|---|---|---|
| ChatGPT | 49 % | 63 % |
| Perplexity | 28 % | 7 % |
| Claude | 10 % | 19 % |
| Gemini | 5 % | 11 % |
Pourquoi un tel écart avec les moyennes publiées ? Un seul mot : mon audience. WPFormation parle de WordPress, de SEO, d’IA et de code. Mes lecteurs sont des techniciens, des freelances, des développeurs, des gens qui ont déjà adopté Perplexity pour leurs recherches pointues. Or Perplexity cartonne auprès d’un public technique : chez moi, il pèse 28 %, soit bien plus lourd que dans le benchmark. À l’inverse, ChatGPT, l’outil grand public par excellence, est sous-représenté. De facto, mon trafic IA est le miroir de mon lectorat, pas de la population générale. Et c’est la meilleure validation de mon positionnement que je connaisse : si Perplexity pèse bien plus lourd chez moi qu’ailleurs, c’est que je touche pile l’audience que je vise, celle qui a déjà troqué la recherche classique contre les outils de veille les plus pointus.
On l’oublie trop souvent : une statistique de marché, ce n’est qu’une moyenne. Si votre site vise les avocats, les boulangers ou les parents d’élèves, votre mix sera encore différent du mien. La seule façon de le savoir, c’est de mesurer chez vous. Sinon, vous optimisez à l’aveugle pour ChatGPT pendant que vos vrais visiteurs débarquent de Perplexity. Ça vous parle ?
Ce trafic IA, qu’est-ce qu’il vaut une fois chez moi ?
En engagement, il tient tête à Google, parfois mieux ; en conversion, je n’ai pas assez de volume pour annoncer un taux honnête. Les visiteurs venus de Claude restent engagés à 69 %, ceux de Copilot à 73 %, contre 60 % pour Google. Trois de mes six sources d’IA (Copilot, Claude et Mistral) passent nettement devant Google sur ce critère, et Perplexity fait jeu égal une fois son appli comptée avec son site. Gemini suit de très près. ChatGPT, lui, décroche plus franchement, à huit points sous Google, et c’est pourtant ma première source. Le mythe du visiteur IA distrait et pressé ? Pas chez moi.

Une réserve, parce que je joue franc jeu : la durée moyenne de Perplexity affiche un improbable quart d’heure. Sur un échantillon aussi réduit, deux ou trois onglets oubliés ouverts suffisent à gonfler la moyenne. Petit échantillon, donc prudence. C’est exactement le genre de chiffre flatteur qu’il ne faut surtout pas brandir comme une preuve.
Mais est-ce que ce trafic se transforme en clients ? Là, je vais à contre-courant. Beaucoup d’articles annoncent des taux de conversion mirobolants pour l’IA : 7 %, parfois 16 %. Mes données ne me permettent rien de tel, et je préfère le dire. Sur la période, une poignée de demandes de contact seulement sont attribuées à ChatGPT, et rien du tout pour les autres IA. Beaucoup trop maigre pour en sortir un "taux de conversion IA" crédible. Pour comparaison, je reçois seize fois plus de demandes de contact via Google que via ChatGPT.
L’étude la plus sérieuse que j’ai croisée, Contentsquare (2026), reste d’ailleurs sobre : 1,3 % de conversion pour le trafic IA en 2025, sous l’e-mail (1,9 %). Alors quand je vois passer des "15,9 %", je tique. Le vrai enseignement tient en une phrase : à ce volume, n’importe quel taux de conversion IA sur un petit site n’est que du bruit déguisé en signal. Regardez l’engagement, qui demande moins de volume pour vouloir dire quelque chose. Et patientez pour le reste.
Attention : les taux de conversion IA à deux chiffres qui circulent en 2026 sont à manier avec des pincettes. Sur un petit site, deux ou trois conversions suffisent à fabriquer un "taux" spectaculaire mais creux. Tant que vous n’avez pas plusieurs centaines de conversions venues de l’IA, raisonnez en volume brut, jamais en pourcentage.
Les IA lisent-elles seulement mon site ?
Oui, mais sans excès : un peu plus d’un robot d’IA légitime par jour vient lire mes fichiers de référence. En parallèle du trafic humain, je piste depuis 90 jours chaque accès à mes fichiers llms.txt et llms-full.txt, ces résumés de mon site taillés pour les IA. Bilan brut : 846 accès. Sauf que la quasi-totalité est du bruit qu’il faut balayer pour rester honnête.

Il faut soustraire mes propres vérifications (mon adresse revient en boucle dans les journaux), le monitoring automatique de mon hébergement, les robots SEO classiques (Ahrefs, Semrush, Babbar) et les annuaires qui scannent les llms.txt pour les répertorier. Ménage fait, il reste environ cent vingt-cinq vrais passages d’assistants : le robot de ChatGPT (49), Perplexity (43), celui d’Anthropic pour Claude (19), le SearchBot et le GPTBot d’OpenAI (7 à eux deux), Mistral (4), plus quelques visites de Meta AI. Cent vingt-cinq sur 90 jours : un peu plus d’un crawl légitime par jour.
Ce chiffre répond au précédent. Les IA viennent lire mon contenu environ une fois par jour, et me renvoient en échange ce petit 1,1 % de trafic. Le rapport entre ce qu’elles aspirent et ce qu’elles me rendent reste sain, chez moi. Mais il confirme une règle dure : le crawl ne garantit pas le trafic. Se faire lire par un robot, ce n’est pas se faire citer dans une réponse. Si le sujet des robots vous intrigue, j’ai détaillé ailleurs les 22 bots IA qui passent sur un WordPress et s’il faut les bloquer, et tout un guide pour savoir si le fichier llms.txt sert vraiment à quelque chose.
Justement, entre le crawl et le clic, il y a un troisième étage qu’on oublie : la citation. Mon compte Bing Webmaster Tools mesure combien de fois mes pages sont reprises dans les réponses IA de Bing et de Copilot. Le résultat surprend : sur la période, wpformation.com a été cité environ 210 fois par jour, avec un pic à près de 280 en mai. Mettez ça en face du reste : cité des centaines de fois par jour dans les moteurs IA, mais à peine deux ou trois visiteurs qui reviennent me voir. C’est toute l’histoire du zéro-clic en trois chiffres : je nourris les réponses des IA, elles gardent l’internaute chez elles. Être cité, ce n’est pas recevoir du trafic. Une réserve honnête quand même : ces citations ne concernent que l’univers Bing et Copilot, un seul moteur, et Bing compte chaque apparition, pas chaque personne.
Conseil : avant de tirer la moindre conclusion de vos journaux de crawl IA, filtrez le bruit. Vos vérifications manuelles, votre monitoring et les robots SEO gonflent les compteurs et donnent l’illusion d’une activité IA intense. Une fois nettoyé, le chiffre réel est souvent dix fois plus modeste. Pas de panique : c’est normal, et c’est pareil chez tout le monde.
Faut-il investir dans la citabilité IA au vu de ces volumes ?
Ma réponse chiffrée : pas en priorité, mais oui à la marge, parce que le ticket d’entrée est quasi gratuit. Avec 1,1 % de mon trafic, l’IA ne justifie pas que je tourne le dos à Google et à ses 61 %. Quiconque vous souffle "lâchez le SEO pour le GEO" en 2026 vous vend du vent. Les volumes n’y sont pas. Pas encore.

Cela dit, regardez la pente : un creux en avril, un pic en mai (mon meilleur mois, base 100 du graphique), puis un tassement en juin et sur le début de juillet. Trop tôt et trop peu de volume pour trancher : je me garde bien d’y lire une tendance, dans un sens comme dans l’autre. Une chose est sûre en revanche, pas de courbe en crosse de hockey à l’horizon. Et surtout, optimiser pour les IA ne coûte presque rien quand on fait déjà du bon SEO. Répondre dès le premier paragraphe, citer ses sources, écrire des passages qui se tiennent seuls : ce sont exactement les gestes qui plaisent à Google. D’après l’étude fondatrice sur le GEO (Aggarwal et al., KDD 2024), optimiser ainsi son contenu, en citant des sources et en ajoutant des statistiques, peut augmenter sa visibilité dans les moteurs génératifs jusqu’à 40 %. Or ces gestes sont déjà du référencement classique bien fait.
Mon conseil : ne montez pas une "stratégie GEO" séparée, avec son budget et son chef de projet. Intégrez la citabilité IA à votre travail éditorial normal. Quand j’écris, je m’assure que l’article répond direct à la question, qu’il pose des chiffres sourcés et des paragraphes autonomes. Ça sert Google, ça sert les IA, et accessoirement ça sert le lecteur pressé. Trois bénéfices, un seul effort. C’est aussi la logique du référencement sans clic à l’ère des AI Overviews, et si vous voulez la méthode complète, j’ai rédigé un guide entier pour optimiser un site WordPress pour les moteurs IA.
Une dernière étape, qu’on saute presque toujours : vérifier où vous en êtes avant de bouger quoi que ce soit. Les IA citent-elles déjà votre site ? Sur quelles questions ? J’ai bricolé un outil gratuit qui teste si votre site WordPress est cité par les IA en moins de 30 secondes. Mesurer d’abord, optimiser ensuite. Dans cet ordre, jamais l’inverse.
Sources et méthode
Mes chiffres viennent de Google Analytics 4 (dimension source de session et événement personnalisé ai_referral) et d’un mu-plugin maison qui journalise les accès à mes fichiers llms.txt. Les citations dans les réponses IA viennent de mon compte Bing Webmaster Tools. Période : 22 février au 8 juillet 2026. Les sessions IA sont isolées par un filtre sur les domaines chatgpt.com, perplexity.ai, claude.ai, gemini.google.com, copilot.com et chat.mistral.ai. Les comparaisons externes s’appuient sur des sources vérifiées une à une :
- Conductor, 2026 AEO/GEO Benchmarks Report : analyse de visibilité sur 13 770 domaines ; mesure de trafic sur 1 215 domaines d’entreprise et 3,3 milliards de sessions. ChatGPT 87,4 % du trafic IA, trafic IA = 1,08 % du total.
- Contentsquare, AI-referred traffic benchmarks : 99 milliards de sessions, 6 500 sites. Trafic IA = 0,2 %, conversion 1,3 % (2025).
- Goodie, 2026 AI Search Traffic Report : mix B2B ChatGPT 63 %, Claude 19 %, Gemini 11 %, Perplexity 7 %.
- Attrifast, AI Traffic Revenue Benchmark 2026 : 200 sites, environ un tiers du trafic "Direct" est en réalité de l’IA.
- Google Analytics, documentation du canal AI Assistant et son annonce de mi-mai 2026.
- Aggarwal et al., GEO: Generative Engine Optimization, KDD 2024 : optimisation du contenu jusqu’à +40 % de visibilité dans les moteurs génératifs.
- Bing Webmaster Tools, rapport AI Performance de wpformation.com : environ 210 citations par jour dans les réponses IA de Bing et Copilot sur la période, avec un pic à près de 280 en mai.
Ce que je vais surveiller maintenant
Je laisse les compteurs allumés et je referai le point dans six mois, sur une période complète cette fois. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le chiffre d’aujourd’hui… c’est sa pente. Si ce 1,1 % grimpe à 5 ou 10 % avant la fin de l’année, on en reparlera autrement. S’il stagne, j’aurai bien fait de ne pas tout chambouler pour suivre la mode.
D’ici là, faites pareil : ouvrez vos compteurs, virez le bruit, regardez vos vrais chiffres avant d’écouter qui que ce soit. Moi compris. Les moyennes du marché racontent l’histoire des autres ; la vôtre dort dans votre Analytics, elle n’attend qu’un coup d’oeil. Bonne mesure !
Questions fréquentes
Comment savoir combien de trafic les IA envoient à mon site WordPress ?
Le plus fiable est de croiser trois méthodes dans Google Analytics 4 : le canal natif "AI Assistant", un groupe de canaux personnalisé couvrant chatgpt.com, perplexity.ai, claude.ai, gemini.google.com, copilot.com et les applis, et idéalement un événement maison qui détecte le référent IA côté navigateur. Le canal natif seul sous-compte fortement.
Pourquoi Google Analytics sous-estime-t-il le trafic IA ?
Parce que beaucoup d’IA s’utilisent dans une appli ou un navigateur intégré qui n’envoie aucun référent : la visite tombe alors dans "Direct". Un benchmark Attrifast sur 200 sites estime qu’environ un tiers du trafic Direct de GA4 est en réalité de l’IA. Quant au canal natif "AI Assistant" de GA4, ajouté mi-mai 2026, il exige un référent et ne couvre qu’une liste d’exemples (ChatGPT, Gemini, Copilot, Grok…) qui n’inclut même pas Perplexity.
ChatGPT ou Perplexity : qui envoie le plus de trafic ?
Les benchmarks publics donnent ChatGPT gagnant très largement : de 63 % (panel B2B Goodie, 2026) à 87 % (Conductor, 2026) des clics IA, contre 7 à 13 % pour Perplexity. Mais sur mon site à audience technique, ChatGPT ne pèse que 49 % et Perplexity grimpe à 28 %. Le classement dépend donc entièrement de votre public : mieux vaut mesurer chez vous que vous fier à une moyenne.
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